Interview - Gotlib : une vie, une œuvre
À l'occasion du Bamboo Mag n°93, Christophe Quillien a eu la chance de pouvoir rencontrer et échanger avec Ariane, la fille de l'extraordinaire Gotlib. Celui à qui l'on doit nombre de personnages cultes et mémorables nous a quitté il y a 10 ans.
Une BD, nommée Gotlib, une vie en bandessinées (par Solé et Le Gouëfflec) est parue en fin d'année dernière pour lui rendre hommage. Quelques extraits de cette interview, que vous pouvez retrouver dans son intégralité dans le dernier Bamboo Mag !

Rencontre avec sa fille, Ariane.
Comment caractériser l'humour de Gotlib ?
Il relève à la fois de l’absurde, du nonsense, du burlesque, de l’humour noir et même de toutes les couleurs !
Quel a été son apport à la bande dessinée ?
Il a importé en France l’humour anglosaxon, celui des magazines Mad et National Lampoon, des acteurs Buster Keaton et Peter Sellers, des Monty Python et de l’émission de radio « The Goon Show », de Harvey Kurtzman et de Woody Allen.
Était-il aussi marrant dans la vie que dans ses BD ?
Ça dépendait des moments et de son humeur… Il pratiquait l’humour dans son travail, mais il n’était pas pour autant différent des autres pères de famille dans la vie de tous les jours, même s’il était foncièrement drôle.
Comment se comportait-il avec vous, sa fille ?
Il était très présent physiquement, puisque son atelier était installé dans une pièce de notre maison. Mais je dois reconnaître qu’il ne savait pas toujours comment s’occuper de moi : les enfants et les animaux sont restés toute sa vie un grand mystère pour lui ! Ça ne m’a jamais dérangée, car l’amour qu’il me portait était d’une évidence absolue.
Dans la BD qui lui est consacrée, Gotlib, une vie en bandessinées (Solé et Le Gouëfflec), il passe son temps à travailler, même pendant les vacances...
Il bossait comme un acharné ! Pour lui, dessiner était une véritable passion. Il ne pouvait pas s’empêcher de s’asseoir tous les jours devant sa table à dessin.
Merci à Christophe Quillien pour avoir recueillis ces propos à l'occasion du Bamboo Mag n°93.

